Témoignages

 

Nathalie, 45 ans mon cancer du poumon est guéri  
Nathalie    7 juillet 2016   
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Nathalie a appris à 40 ans qu'elle avait un cancer du poumon. Traitée rapidement, elle est aujourd'hui en rémission. Et en a tiré des leçons...

DE LA CIGARETTE AU CANCER DU POUMON...

À 40 ans, je fumais déjà depuis vingt ans, je ne pensais pas que je puisse déjà avoir un cancer du poumon. De plus, fumer ne m'occasionnait aucune gêne.
Quelque part au fond de moi, je savais qu'il était préférable que j'arrête de fumer.

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Nathalie, 45 ans mon cancer du poumon est guéri  
Nathalie    7 juillet 2016   
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Nathalie a appris à 40 ans qu'elle avait un cancer du poumon. Traitée rapidement, elle est aujourd'hui en rémission. Et en a tiré des leçons...

DE LA CIGARETTE AU CANCER DU POUMON...

À 40 ans, je fumais déjà depuis vingt ans, je ne pensais pas que je puisse déjà avoir un cancer du poumon. De plus, fumer ne m'occasionnait aucune gêne.
Quelque part au fond de moi, je savais qu'il était préférable que j'arrête de fumer. Mais je n'y suis jamais parvenue.
Mon univers s'est écroulé quand j'ai appris, il y a cinq ans, que j'avais un cancer du poumon, diagnostiqué suite à une radiographie du thorax réalisée pour une bronchite chronique.
Le mauvais sort s'est abattu sur moi, car l'examen a révélé la présence d'une tumeur dans le lobe supérieur du poumon gauche.

J'AI ARRÊTÉ DE FUMER DU JOUR AU LENDEMAIN

J'ai été très bien prise en charge par l'équipe du service de pneumo-oncologie de la clinique où j'étais soignée. J'étais désespérée, anxieuse et je me sentais coupable d'avoir fumé.
Ils ne m'ont fait aucun reproche, au contraire, ils m'ont donné du courage et m'ont proposé le traitement le plus adéquat en toute franchise.
Et oui, j'ai arrêté de fumer du jour au lendemain, et sans le moindre problème jusqu'à ce jour. Car heureusement, j'y ai survécu.

LE CANCER: UN COMBAT DIFFICILE, MAIS PAS PERDU D'AVANCE

J'ai d'abord suivi une chimiothérapie, puis j'ai été opérée: ils ont enlevé une partie du poumon gauche. Ils ont aussi enlevé les ganglions lymphatiques entre les poumons.
Ensuite, j'ai suivi une radiothérapie. Heureusement, je n'avais pas de métastases. Cela n'a pas été une période facile, mais grâce au soutien de mon entourage et de mes médecins, je n'ai jamais perdu courage.
Je suis en rémission depuis cinq ans, comme ils disent, ce qui équivaut à être guérie, et je suis tellement reconnaissante de pouvoir encore voir mes enfants.
J'en ai tiré une leçon et c'est aussi le conseil que je donne: arrêtez de fumer le plus vite possible, et si vous avez un cancer du poumon, ne perdez pas courage!

Retraité, Jacques Arto a retrouvé la joie de vivre  
Jacques Arto    7 juillet 2016   
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A 76 ans, Jacques coule des jours paisibles au centre de traitement et de rééducation des affections respiratoires « les Terrasses », à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques. Retraité de longue date, il a travaillé dans la restauration avant de succéder à ses parents buralistes, dans une brasserie où il a vendu pendant plus de 20 ans du tabac dans un univers public enfumé.
Longtemps fumeur lui-même, Jacques Arto se trouve confronté à la BPCO tardivement, à l’âge de 69 ans,

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Retraité, Jacques Arto a retrouvé la joie de vivre  
Jacques Arto    7 juillet 2016   
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A 76 ans, Jacques coule des jours paisibles au centre de traitement et de rééducation des affections respiratoires « les Terrasses », à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques. Retraité de longue date, il a travaillé dans la restauration avant de succéder à ses parents buralistes, dans une brasserie où il a vendu pendant plus de 20 ans du tabac dans un univers public enfumé.
Longtemps fumeur lui-même, Jacques Arto se trouve confronté à la BPCO tardivement, à l’âge de 69 ans, alors qu’il est installé au pays basque, à Mauléon-Lichare. Sa maison, très humide, aggrave son état.
Un pneumologue d’Oloron-Ste-Marie lui révèlera des antécédents familiaux. Après examen approfondi, il est équipé d’oxygène à domicile et éprouve des difficultés croissantes à se déplacer.
En 2008, Jacques se retrouve au centre de Camboles-Bains pour un premier stage de réhabilitation respiratoire qui va lui faire le plus grand bien. Mais de retour chez lui, il perd le bénéfice des efforts accomplis et reste la plupart du temps assis face à sa télévision. Son état empire.
Son médecin traitant le renvoie pour un 2ème stage au même centre, début 2011,où il s’installe pour plus de deux mois. Il y fait du vélo, sans être branché sur sa bouteille d’oxygène, parfois à des vitesses de 30 kms heure. « Ce séjour m’est très bénéfique, confie-t-il et l’équipe médicale,qui est d’une gentillesse extrême, s’occupe merveilleusement bien demoi ». Jacques se projette dans l’avenir.
A sa sortie du centre, il songe à s’installer dans la commune de Cambo, où il respire mieux qu’à son domicile habituel. Il a noué des contacts et des résolutions. Dont celle de faire de grandes promenades avec un ami dans la campagne avoisinante.Ce passionné de rugby s’estime « sursitaire » avec sa maladie. Mais il n’est pas pressé de sortir du terrain.

Mia, Amie de la Fondation  
Mia    5 juillet 2016   
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Je dois avouer que j’ai toujours eu de la chance côté santé. C’est vrai, j’ai des problèmes de dos et je ne peux plus bouger comme je l’aimerais.
Mais j’ai de quoi m’occuper : j’aime les activités culturelles comme les concerts classiques et la danse contemporaine. Je vis sainement, je me sens en bonne santé…
Pour mon entourage, tout ne se passe pas aussi bien.

Le cancer bouleverse la vie des gens
Malheureusement, j’ai déjà pu constater la façon dont le cancer bouleverse la vie des gens,

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Mia, Amie de la Fondation  
Mia    5 juillet 2016   
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Je dois avouer que j’ai toujours eu de la chance côté santé. C’est vrai, j’ai des problèmes de dos et je ne peux plus bouger comme je l’aimerais.
Mais j’ai de quoi m’occuper : j’aime les activités culturelles comme les concerts classiques et la danse contemporaine. Je vis sainement, je me sens en bonne santé…
Pour mon entourage, tout ne se passe pas aussi bien.

Le cancer bouleverse la vie des gens
Malheureusement, j’ai déjà pu constater la façon dont le cancer bouleverse la vie des gens, et l’impact qu’a la maladie pour un patient et son entourage. Ma marraine a souffert d’un cancer du sein fin des années 70, à une époque où les traitements étaient bien plus intrusifs qu’aujourd’hui, à tous niveaux. Une nièce a également été atteinte d’une sorte de cancer du rein, mon père a eu un cancer de l’intestin et mon grand-père un cancer du sein – ce que j’ai trouvé plutôt étrange ; un homme avec un cancer du sein.

Mais par la même occasion, j’ai pu me rendre compte au fil des ans de ce que signifient concrètement les progrès de la recherche : une meilleure connaissance et des programmes de dépistage permettent aujourd’hui de découvrir le cancer bien plus tôt. On peut utiliser des traitements moins lourds, les chances de guérison augmentent et la qualité de vie s’améliore. C’est ce qui m’a fait décider, il y a déjà 35 ans, de soutenir régulièrement la Fondation.

Je soutiens la recherche
Récemment, une personne m’a appelée pour me demander si je voulais devenir Amie de la Fondation. Je n’ai pas réfléchi très longtemps avant d’accepter. Maintenant, je verse un montant fixe tous les mois. C’est très simple avec la domiciliation. Je n’ai plus besoin d’y penser mais je sais que je soutiens la recherche. Une recherche pour laquelle les autorités devraient selon moi débloquer plus de moyens. Car la recherche est la source du progrès et c’est ce qui compte pour moi !

Delphine et An-Sofie  
Delphine et An-Sofie    5 juillet 2016   
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Delphine et An-Sofie ont à peine 24 et 27 ans. Elles n’ont donc pas le profil type de patientes cancéreuses. Et pourtant, elles ont toutes deux dû affronter un mélanome, le plus dangereux des cancers de la peau. Mais elles l’affirment elles-mêmes : si elles avaient su, à l’époque, tout ce qu’elles savent aujourd’hui sur les UV, les choses n’auraient pas été si loin. A présent, ces jeunes filles débordantes de vie sont en rémission et veulent porter un message qui pourra peut-être un jour vous sauver la vie : protégez-vous du soleil !

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Delphine et An-Sofie  
Delphine et An-Sofie    5 juillet 2016   
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Delphine et An-Sofie ont à peine 24 et 27 ans. Elles n’ont donc pas le profil type de patientes cancéreuses. Et pourtant, elles ont toutes deux dû affronter un mélanome, le plus dangereux des cancers de la peau. Mais elles l’affirment elles-mêmes : si elles avaient su, à l’époque, tout ce qu’elles savent aujourd’hui sur les UV, les choses n’auraient pas été si loin. A présent, ces jeunes filles débordantes de vie sont en rémission et veulent porter un message qui pourra peut-être un jour vous sauver la vie : protégez-vous du soleil !

Comment votre mélanome a-t-il été découvert ?

An-Sofie : j’avais une petite boule sur mon épaule. A peine la taille d’un bouton. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une verrue car cela ne ressemblait pas à un grain de beauté.

J’étais au Texas quand j’ai réalisé qu’il s’agissait de quelque chose de plus grave. Ce moment, je ne l’oublierai pas de sitôt ! Je roulais beaucoup en voiture, et je me souviens que je n’arrêtais pas de regarder cette boule dans le rétroviseur. Je remarquais à peine les paysages magnifiques. Dès que j’ai chipoté à la boule, elle s’est mise à saigner.

Je me faisais du souci. J’ai donc demandé l’avis du pharmacien. Il m’a vivement conseillé de consulter un docteur. Le diagnostic tombait environ deux mois plus tard : un mélanome étendu. Pourtant, tout le monde pensait que j’étais trop jeune.

Delphine : Pour moi, c’était à peu près pareil. J’étais seulement un peu mieux sensibilisée, car mon grand-père était décédé peu de temps auparavant d’un mélanome. J’ai remarqué une tache sur mon bras, et je n’étais pas certaine de ce que c’était. Comme chez An-Sofie, la tache n’était pas plus grande qu’un bouton, mais avec une petite croûte. J’ai d’abord craint que la dermatologue se moque de moi, mais j’y suis tout de même allée pour en avoir le cœur net. Elle l’a retirée une semaine plus tard, et l’a envoyée au labo par précaution. Encore une semaine s’est écoulée avant le diagnostic. C’était aussi un mélanome. Heureusement, pas encore étendu car je m’y étais prise à temps.

Aviez-vous l’habitude de vous exposer au soleil ?
An-Sofie : Je suis photographe et, les deux mois précédant mon mélanome, je voyageais beaucoup dans des pays où le soleil est trop puissant pour nos peaux claires. J’aimais beaucoup les bains de soleil et être bronzée. Je faisais aussi du banc solaire en Belgique à mes 18 ans. A l’époque, je n’imaginais pas du tout que je mettais ma santé en jeu. Je voulais seulement être « joliment » bronzée.

Delphine : Dans ma famille, j’ai toujours été « la pâlotte ». Les autres ont le teint plus mat. Mais je voulais bien sûr être bronzée comme eux. Je me suis donc exposée sans réfléchir. J’ai eu plusieurs coups de soleil. Entre 15 et 18 ans, j’ai fréquenté régulièrement les bancs solaires avec ma sœur. Elle a un type de peau différent du mien (voir encadré), et je faisais pourtant des séances aussi longues. Mais nous n’avions ni l’une ni l’autre la moindre idée des risques et des conséquences… Parfois, j’étais tellement brûlée que je n’osais pas me changer pour les cours d’éducation physique. A cause de la douleur, mais aussi un peu par honte.

Je n’ai jamais reçu la moindre consigne en lien avec mon âge ou ma peau claire. On me laissait simplement utiliser le banc solaire alors qu’aujourd’hui, on devrait m’en refuser l’accès en raison de mon type de peau (Delphine et An-Sofie ont toutes les deux un type de peau 1, ndlr.) et de mon jeune âge (moins de 18 ans). Mais ces règles sont-elles vraiment appliquées ? Je n’en sais rien.

Votre histoire a-t-elle influencé le comportement de vos proches face au soleil ?
An-Sofie : Pas encore assez. J’ai l’impression qu’il faut avoir vécu cette expérience soi-même avant de devenir prudent ! Même dans mon entourage, les gens qui savent que j’ai souffert d’un mélanome à mon 25ème anniversaire ne sont pas prudents : le soleil pointe le bout de son nez et hop, ils s’exposent pour absorber le plus de rayons possible. Cela me met parfois vraiment en colère ! Même ma maman fait de son mieux, mais elle s’expose encore trop au soleil.

Delphine : C’est vrai. Je reviens du ski avec quelques amis. Dès que le soleil apparaît, tout le monde veut « prendre des couleurs ». J’étais la seule à mettre suffisamment de crème solaire… et la seule à ne pas revenir bronzée, c’était assez flagrant. Mais j’étais protégée et les autres ne l’étaient pas. Les gens ne réalisent toujours pas qu’ils sont en train de mettre leur santé en jeu dans un but cosmétique. J’avertis beaucoup mes amis, mais cela me met parfois mal à l’aise.

An-Sofie : Oui ! Je le fais aussi mais je me sens souvent comme la « fille coincée » qui revient encore avec « son histoire ». Alors qu’en fait, je veux seulement qu’ils se protègent !

Vous exposez-vous encore au soleil ?
Delphine : Le dermatologue me dit que je ne dois pas m’enfermer dans la cave, mais qu’il est important de toujours bien me protéger. Rester à l’ombre aux heures les plus chaudes de la journée, mettre suffisamment de crème solaire… Si je vais en vacances dans un pays chaud, je dois porter des vêtements qui me protègent du soleil. Je suis encore à la recherche de vêtements protecteurs qui soient aussi jolis (rires).

An-Sofie : Peu de temps après ma maladie, je devais me rendre aux Caraïbes pour mon travail. Je me suis promenée pendant 10 jours en combinaison de plongée et avec un grand chapeau. Le soleil là-bas était si intense, et je devais continuellement entrer et sortir de l’eau. Je ne voulais pas prendre de risque. Heureusement, mes collègues étaient au courant de mon cancer et ils m’ont beaucoup soutenue.

Mais mon mélanome a changé bien plus de choses. J’ai vécu pendant 6 mois « comme une nonne », très sainement, sans alcool... Je voulais reprendre mon destin en mains car je me sentais impuissante.

Delphine : Je me suis aussi remise complètement en question après ce mélanome. Pourquoi cela m’était-il arrivé ? Etait-ce mon alimentation ? N’étais-je pas assez sportive ? Maintenant, je sais que ma peau pâle et mes antécédents familiaux font de moi quelqu’un de particulièrement sensible. Mais cela reste effrayant.

Comment pouvons-nous convaincre les gens de se protéger ?
Delphine : Ca reste difficile. Le bronzage est tellement ancré dans les mentalités... Je pense qu’il faut continuer à en parler. Plus on en parle, plus les gens vont réaliser qu’il ne faut pas mettre sa santé en jeu pour une question d’apparence. En plus, votre peau vieillit plus vite si vous prenez trop le soleil. Mais heureusement, les principes de vie saine reviennent aussi à la mode. Les gens font plus de sport, mangent plus sainement... espérons que la société va peu à peu intégrer qu’une couleur de peau naturelle signifie une peau saine, et que cette tendance reviendra à la mode. Il y a déjà tellement de mannequins au teint de porcelaine.

An-Sofie : Oui, les mentalités doivent vraiment changer. Les gens pensent trop souvent que ça n’arrive qu’aux autres. Nous voulons rappeler que ce n’est pas une menace lointaine. Mais même nos amis, qui ont pourtant pu constater que le mélanome est bien une réalité, ne réalisent toujours pas qu’une peau bronzée n’est pas saine. Cela ne va pas se faire du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit, Delphine et moi, nous conserverons plus longtemps notre jeunesse car on se protège correctement (rires) !